Bien écrire une phrase

Le pléonasme : une maladresse d’écriture à éviter

Un pléonasme apparaît lorsque des mots de même sens se suivent. L’OQLF le définit comme « un enchaînement de mots qui véhicule deux fois une même idée ». Cette figure de style peut servir dans un contexte argumentatif ou expressif; elle sert alors de figure d’insistance. Par contre, le plus souvent, elle indique plutôt une maladresse d’écriture.

« Monter en haut » et « descendre en bas » sont des exemples bien connus de pléonasmes. On les entend plus souvent qu’on les lit, et la spontanéité de l’oral excuse cette répétition sémantique. En revanche, on s’attend à plus de concision et d’adresse dans un texte écrit et destiné à la lecture.

C’est particulièrement vrai pour un article de blogue, peu importe la grande pertinence de son sujet. Les lecteurs s’attendent à découvrir un texte agréable à lire. S’ils lisent pour le travail ou pour l’école, ils poursuivront (peut-être…) leur lecture en dépit d’un style maladroit. Mais, s’ils lisent pour le plaisir, ils décrocheront sans remords. On doit donc absolument faciliter leur travail de lecture.

Comment éviter les pléonasmes

Comme souvent en français, il n’existe pas de méthode absolue pour éviter l’écriture d’un pléonasme malheureux. Augmenter son vocabulaire, vérifier les définitions dans un dictionnaire et se renseigner constituent les bases inévitables pour contourner n’importe quel piège de style.

Outre la formation et l’expérience, on peut aussi recourir à un correcteur électronique et à la relecture humaine, ainsi que se familiariser avec des pléonasmes courants.

Un correcteur électronique

La plupart des outils de correction ne repèrent pas les pléonasmes. Pour cela, ils devraient s’attaquer au sens du texte, ce qui est plus complexe que la validation des règles de grammaire et d’orthographe. Antidote le fait, ainsi que le correcteur Grammalecte pour le navigateur Firefox.

S’ils offrent un bon coup de main, ces outils nécessitent toujours un avis humain final pour assurer que rien n’a été oublié ou surcorrigé. Après tout, seul un lecteur de chair et de neurones peut considérer l’ensemble du contexte et comprendre le sens véritable d’un texte!

Une relecture humaine

Outil électronique ou pas, la relecture reste une étape essentielle pour repérer les pléonasmes (et les autres erreurs), surtout si on est du genre à retravailler ses phrases plusieurs fois. Une phrase correcte au premier jet se retrouve peut-être affligée d’un pléonasme flagrant à la suite de plusieurs copier-coller. Relire son texte tranquillement, à tête reposée, sert à détecter une maladresse de ce genre.

À coup sûr, un regard extérieur repère une répétition indésirable plus facilement que celui de l’auteur. Il vaut mieux demander l’aide de quelqu’un doté d’un large vocabulaire et qui maîtrise les nuances de la langue, comme une connaissance qui lit beaucoup ou un professionnel du domaine linguistique.

Se familiariser avec les pléonasmes

Les quelques ressources suivantes vous permettront d’apprivoiser les pléonasmes. Plus on en connaît, plus il devient facile de les repérer… et de les éliminer!

L’OQLF propose une liste de pléonasmes à éviter, explications et suggestions à l’appui.

Voici une longue liste de pléonasmes recensés par un réviseur-correcteur. La plupart se retrouvent souvent dans les textes de blogue… Démarquez-vous en les évitant!

Le Centre de communication écrite de l’Université de Montréal propose un court texte bourré de pléonasmes, suivi d’une version améliorée et d’explications. Tout cela en à peine plus de 300 mots!

Un ancien projet de l’Université d’Ottawa comporte une section sur le français écrit, dont cet exercice interactif et rapide sur les pléonasmes.

 

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