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On jase!

Qu’est-ce que j’écris d’autre?

Mise à jour: 22 octobre 2017

Dernièrement, j’ai eu plusieurs occasions de me présenter à de nouvelles connaissances et j’ai constaté leur intérêt pour mon parcours d’auteure et de rédactrice. J’ai donc eu envie de partager ce bout de ma vie avec vous, question que vous en sachiez plus sur ma passion des mots et de l’écriture.

Je détaille sur une autre page mon cheminement professionnel, et je vous ai déjà présenté ma personnalité. Ici, je vous jase spécifiquement de mes réalisations d’écriture!

Écrire : un rêve de petite fille

J’ai toujours beaucoup écrit. Petite, je noircissais des feuilles entières de ma graphie de médecin (sérieusement, malgré tout mon entraînement, j’écris mal) à l’aide de crayons de plomb et de stylos Bic. Personne n’avait le droit de les lire! Je me souviens avoir relu ces histoires interminables à l’adolescence et les avoir trouvées naïves et redondantes. J’imitais systématiquement les romans que je lisais et c’était à la fois flagrant, mauvais et adorable.

En même temps, ces imitations m’ont mis en tête les mots et les tournures de phrases de vrais auteurs. Elles m’ont permis de maîtriser le français par instinct, car, très honnêtement, ce n’est qu’à l’université que j’ai vraiment appris les règles de grammaire!

Enfant écrivant dehors
Source: Pixabay. Je n’ai pas de photo de moi à cette époque, mais j’ose croire que j’étais aussi mignonne 🙂

À l’adolescence et avec l’avènement d’Internet, je me suis lancée dans l’écriture de fanfictions. C’était la première fois que je montrais mes textes à autrui. Oh, pas à ma famille, bien sûr! En fait, à l’époque, une seule de mes amies avait accès à ce pan de ma vie. On écrivait toutes deux nos histoires dérivées de Dragon Ball (#nerdetjemassume), que l’on publiait sur des plateformes virtuelles à grand renfort de « Please comment! » Parce qu’en plus, ça se passait en anglais! Du moins, au début. J’ai aussi écrit plusieurs fanfics en français.

C’était une belle époque : celle où j’écrivais sans censure pendant des heures. À la famille qui me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais systématiquement : écrivain. À Noël, on me demandait toujours « Quand est-ce qu’on va pouvoir te lire? ». Et je répondais « Je sais pas, un jour peut-être » avec un sourire gêné et ma petite voix intérieure, terrifiée, qui chuchotait que ça n’arriverait peut-être jamais.

Premières publications officielles : des nouvelles

Arrive le temps du baccalauréat. J’ai déménagé mes pénates (quelle expression étrange!) de Québec à Montréal et j’ai plongé tête première dans le monde littéraire de la métropole!

Euh… non. À l’époque, j’étais encore extrêmement timide et solitaire. En plus d’être une introvertie intense, je manquais de confiance en moi. C’est grâce à des amis du baccalauréat si j’ai pu ajouter des publications à mon C.V.

Il y a d’abord une nouvelle dans le premier collectif des Éditions de Ta Mère. C’était encore tout petit à l’époque! J’ai signé mon premier vrai contrat d’édition avec eux. Puis, il y a eu une mini-nouvelle dans la défunte revue Autobus 64 Nord, créée par ma colocataire de l’époque et d’autres collègues uqamiens.

Deux recueils dans lesquels Valérie Auclair a publié une nouvelle

Ces deux textes m’extirpaient de ma zone de confort habituelle par leur longueur, ou plutôt leur non-longueur! Ils ont garni mon C.V. et, surtout, ils m’ont donné ma première leçon sur l’importance du réseau de contacts. Est-ce que mes textes auraient été acceptés si je les avais soumis sans connaître les éditeurs? Peut-être. Sauf que je ne les aurais pas soumis si je n’avais pas d’abord parlé de vive voix aux personnes concernées. Quand je dis que je manquais de confiance en moi!

Publications universitaires : ça compte!

Après un DEC et un BAC à analyser des textes, je ressentais moins de plaisir à lire et à écrire. Pour la maîtrise, je me suis donc dirigée vers l’École de bibliothéconomie et sciences de l’information (EBSI) dans le but de devenir bibliothécaire. C’est là qu’un de mes professeurs m’a suggéré de faire publier l’un de mes travaux scolaires sur Papyrus.

Le travail en question s’était mérité une bonne note. Surtout, il portait sur un sujet d’actualité mais peu couvert par la recherche québécoise : De nouveaux documents à archiver à l’ère électronique : le cas des courriels (c’était d’actualité en 2011!). J’ai accepté car je trouvais intéressant de partager ma revue de littérature et de permettre à quelqu’un d’autre, plus tard, de creuser un peu plus le sujet.

À la session suivante, j’ai suivi un autre cours avec le même prof, et il a réitéré sa suggestion pour un autre travail. J’ai donc également publié Archivistique et gestion électronique des documents : la convergence des professions par la convergence des systèmes. Un long titre pompeux bien en phase avec le format universitaire 😉

Articles et ouvrages scientifiques
Crédit photo: Valérie Auclair

Ces deux textes ne sont pas des fictions, évidemment. Ce ne sont pas non plus des publications scientifiques à proprement parler, et je n’ai jamais fait un sou avec. Par contre, lors de ma recherche d’emploi, ces travaux m’ont permis de démontrer ma vision du milieu documentaire et d’illustrer mon aptitude pour la rédaction.

Rédiger en milieu de travail, ça compte!

Après la maîtrise, j’ai passé cinq ans au sein d’Hydro-Québec. En tant que conseillère Documentation, j’ai eu l’occasion de rédiger une tonne de documents: 60 000 aides à la tâche (des how-to), au moins 100 000 PowerPoint de formations et 500 000 courriels, en plus d’un bulletin d’information documentaire mensuel pendant plus d’un an. (Trouvez les trois hyperboles et l’énoncé de fait!)

J’étais encore loin de la fiction. En fait, je me trouvais complètement à l’opposé : tout ce que j’écrivais devait être concret, vrai, explicite et concis. Eh bien, j’ai adoré relever ces défis!

C’est pendant ces années que mon engouement pour la vulgarisation a éclos. J’ai appris à aller au vif du sujet, à éviter les zones d’ombre et à n’écrire que ce qui est pertinent, car mes lecteurs, les employés de l’entreprise, n’avaient pas le temps de lire du blabla inutile ou de décortiquer du flafla enjolivé.

En parallèle, j’ai développé un regard critique sur le travail des autres, car je devais parfois transmettre de la documentation à mes clients, telle quelle ou adaptée. Je me demandais alors si les exemples leur parleraient, si les explications étaient suffisamment claires, si les sections étaient pertinentes, etc. Toujours dans le but que ça soit le plus utile possible pour les employés.

Cette même vision m’habite toujours, par exemple lorsque j’écris pour Les Mots clairs. Même si vous n’avez pas directement accès au fruit de ces années de travail, sachez que vous en bénéficiez aujourd’hui 🙂

Écrire en tant que blogueuse et collaboratrice

Alors que je travaillais pour Hydro-Québec, j’ai accepté l’invitation de mon amie Véronique à devenir collaboratrice de Miss Vay. Encore une fois, je souligne l’importance des contacts : Véro et moi avons étudié ensemble au cégep et c’est plusieurs années plus tard que notre collaboration s’est amorcée. Vive Facebook!

En parallèle de mon travail sur Miss Vay, j’ai démarré Valérie bouge. Je commençais alors la course à pied. Je trippais, mais certains amis Facebook ne trippaient pas autant à voir de nouvelles photos de course aux deux jours (pff!). J’ai donc déplacé mon enthousiasme dans une zone plus intime, où qui m’aime me suivrait : un blogue personnel.

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Crédit photo: Valérie Auclair

Plus de deux ans plus tard, Valérie bouge me sert toujours de « journal de coureuse ». En fait, il me sert de journal de fille qui veut bouger tous les jours, mais aussi de carnet de notes sur mon anxiété et ma dépression. C’est un exutoire où je me permets une écriture plus légère et plus familière.

Désormais, j’écris aussi pour le blogue des Mots clairs et j’en suis très heureuse!

La chance d’écrire un vrai de vrai roman

J’ai gardé le gros morceau du gâteau pour la fin. La concrétisation de mon rêve de petite fille : trois romans publiés qui portent mon nom.

Ai-je mentionné l’importance du réseau de contacts? C’est grâce à une amie, encore une fois, si j’ai pu signer ces contrats de publication. L’éditeur cherchait quelqu’un pour coucher par écrit l’idée de roman qu’il avait en tête. Mon amie, qui publiait déjà avec lui (psst, allez lire ses livres!), lui a suggéré mon nom, and the rest is history.

Les trois romans Bad Boys écrits par Valérie Auclair

Ma série Bad Boys est donc une commande, ce qui a rendu le processus d’écriture assez particulier. Oubliez les clichés des auteurs maniaques de la moindre virgule, du manuscrit qui sommeille dans le tiroir et de l’attente rêveuse de l’inspiration. J’ai eu trois mois pour rédiger chaque tome, et c’était de grands sprints de rédaction obligatoire! Surtout que je travaillais à temps plein pour Hydro-Québec! Stimulantes, épuisantes, satisfaisantes, stressantes : toutes sortes d’adjectifs conviendraient à ces périodes hautement créatives.

J’ai eu la chance d’avoir carte blanche pour l’intrigue, à partir du pitch initial. C’était à la fois épeurant (qu’est-ce que je vais bien pouvoir raconter?!) et enivrant (libertééééé).

Noël 2014, j’ai enfin pu répondre à ma famille qu’elle pouvait me lire dans un vrai de vrai livre, « en papier pis toute ». Rêve d’enfance : check!

La série est maintenant terminée et je recommence à travailler sur mes projets. L’un d’eux est prêt à la publication; il ne lui manque qu’un éditeur. D’autres sont en cours d’écriture. D’autres flottent dans mon esprit. Chose certaine : je ne manque pas de projets de ce côté!

 

Comme vous le constatez, j’écris plusieurs choses différentes : fiction, échanges professionnels, articles de blogue, textes pédagogiques. Je suis curieuse de savoir si c’est votre cas aussi! Comment trouvez-vous le passage d’un genre à l’autre? Avez-vous une préférence?

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3 thoughts on “Qu’est-ce que j’écris d’autre?”

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